CRASH TEST

 

Crash Test vous propose une vision du couple comme autant de collisions, frontales ou latérales, qui en laissera plus d'un sous le choc !


"Dans cette vie, j’ai trois enfants. Ils sont partis de la maison depuis quelque temps. Ils n’appellent que le dimanche. Et un amant. Je crois que tu le sais mais que tu en fais autant. Car dans cette vie, je ne suis pas la seule à m’emmerder sévèrement. Dans la cuisine ou dans le salon, je m’ennuie. Tu m’ennuies. Même au lit, surtout au lit."

ULTRA BLACK

 

Six nouvelles plus noires que noires pour allumer le côté obscur de nos vies minuscules.


Extrait : "Il est en train de dormir à côté de moi. Il transpire et je déteste ça. Les draps sont humides. Je n’aime ni l’odeur de sa peau, ni la moiteur de ses mains, ni le timbre de sa voix. Je n’aime pas ce qu’il est et pressens déjà ce qu’il va devenir. Je n’aime pas sa façon de me faire l’amour ni de me dire son amour. Ses gestes sont maladroits et ses baisers malhabiles. Il m’agace avec ses mièvreries et ses mots tendres qui sonnent déjà faux. Je ne l’aime pas et je le sais, mais je vais l’épouser."

 

Chèque à l'ordre de Gros textes (8 euros + 2 euros de frais de port, frais inclus à partir de l'achat de 2 exemplaires)

 

Gros Textes, Fontfourane, 05380 Chateauroux-les-Alpes.

INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS.

Lorsqu'on a proposé le recueil à Yves Artufel, il nous a répondu concisément : ok on publie, ça m'amuse. 6 mots, 6 mots qui en disaient long. S'amuser parce que finalement ça n'est pas plus horrible que le JT de 20 heures où défilent des mères abandonnant leurs enfants sciemment sur des plages, dans des machines à laver, sous la terre à un pieds. Des crimes. Inadmissibles. Inconcevables et Horribles. Et pourtant. Interdit aux moins de 12 ans n'invente rien et n'est pas pire que la vie elle-même. C'est un yin et un yang. Le tabasco dans un tartare de boeuf. Du sel de mer sur vos petites croûtes en plein mois d'août. C'est le pire de la vie.

 

Canicule

 

Elle compte sur ses doigts, un, deux, trois… Mince, il en manque un. Elle a beau recommencer, compter et recompter, il en manque un à chaque fois. Elle se demande si elle n'a pas rêvé, fait le chemin dans l'autre sens, regarde partout, soulève les jupes, enfonce des portes. Elle était sûre de les avoir tous emmenés. Ils ont passé la journée dans ce foutu parc sous cette chaleur caniculaire. Elle avait décidé de les sortir un peu. Voilà des mois qu'elle végète chez elle. Son mari s'est barré, faut dire que quatre mômes, ce n’est pas jouasse. Elle est restée, les petits derniers n'ont que trois mois, elle allaite, elle sentait bien qu'elle n'avait pas le choix, qu'elle devait assumer. Elle était un peu furax puis s’est fait une raison ; à quoi bon de toute façon ? Elle va aller à l'accueil faire un appel micro, peut-être que quelqu'un l'aura vu. Elle attend. Personne ne vient. Les autres pleurent, ils ont faim, ils sont fatigués, ils ont ceci, ils ont cela. Elle est à bout et finit par céder. Ils se dirigent vers le van, le plus grand pousse la poussette, le second pleure et ses larmes ont fait des traces sur ses joues dégueulasses. Il a étalé sa morve sur le gilet violet de sa mère. Elle essuie d’un revers de main et se nettoie sur son jeans. Elle se dit qu'elle va les mettre dans la voiture et retourner au parc chercher le quatrième. Elle se dit qu'il fait encore chaud et que l'orage va éclater. Elle se dit tant de choses en appuyant sur le bouton de l'ouverture centralisée. Il fait une chaleur de bête mais elle sourit ; elle a retrouvé le petit dans l'auto. Pendant qu'elle plie l'énorme poussette, elle réalise qu'elle a le tee-shirt auréolé de lait. Le petit a les lèvres sèches, elle lui avait laissé un biberon d'eau mais visiblement ça n'a pas suffi. On l’enterre jeudi, mercredi c’était complet. 

 

Foutue canicule.

 

 

La folie que c'est d'écrire.

 

 

"La folie que c’est d’écrire, c’est un extraordinaire hurlement de colère enragée !

 

 Quand Alexandra Bitouzet revendique qu’après avoir procréé, elle voudrait avoir le droit de créer, on mesure que la condition féminine a encore beaucoup à gagner, que dans le quotidien de la femme, la création n’est accessible qu’une fois les enfants torchés, la maison rangée et l’homme repu par tous les orifices.

Et elle a raison.

 

Un livre à lire, pour revoir sa manière de penser."

 

"Je ne suis pas une femme, je suis un écrivain. Je ne suis pas un sexe, je suis une somme de mots, de termes, de terminaisons, d'accords. Je refuse d’être comme tous ceux qui se targuent d'être ce qu'ils ne sont pas. Je veux que, pour moi, la question de ce que je suis ne se pose pas, plus, jamais. Je veux qu'on écoute et qu'on lise ce que j'ai à dire et à écrire. Je veux que l'on se taise quand mon tour sera venu comme je me suis tue toutes ces années en acquiesçant aux autres. J'ai besoin que l'on me donne de l'importance. Je veux écrire. Écrire ou mourir."

LE BUNKER, 

neuvième témoignage.

 

RÉSUMÉ

 

Le 21 juillet 2014, 217 personnes, assises côte à côte, à 10 mètres sous terre, écoutent avec attention les discours inauguraux de L’ANTRE ET DES ARTISTES, un espace culturel souterrain de béton, unique en son genre,

C’est à ce moment que la catastrophe, tant et tant de fois envisagée, se produit. Sans préavis. Un bruit formidable et en quelques secondes, des tonnes de gravats obstruent les issues et toute communication avec l’extérieur est coupée. Comme tout être sensible, chacun des 217 occupants du bunker est affolé, accablé, sidéré, bête aux abois enterrée vivante dans un immense terrier de béton sans aucune issue immédiate.
Peut-être sortiront-ils un jour. Peut-être pas.
Auront-ils le courage d’attendre la mort ou un miracle potentiel ?

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